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Les billets de Lauranne

"Le journaliste est un interprète de la curiosité publique". Bernard Pivot.

A côté de Doré

Il n’y a pas de nouvelles étoiles dans le ciel ce soir

Il y fait même un bleu étrange

Il n’y a pas d’oiseaux qui pleurent, le long du fleuve ou encore au bord de l’eau

Je n’attends pas que tu sois tel que je le croyais, je n’attends plus rien de toi

Et c’est bien mieux comme cela

Je les ai fait perdre espoir d’être celle que les autres ont besoin de voir

Et c’est à cette réflexion que je dois le bonheur qui coule dans mes veines

Peu importe les mélodies qui bourdonnent dans mes oreilles ce matin

J’aurais toujours envie de danser autour de toi, nue ou pas

Il n’y a pas que les fleurs qui flétrissent en ce monde, si bas

Et même si mes cuisses aujourd’hui sont plus rondes

Elles ne se lasseront pas d’être jolies pour toi

Ce rire percera toujours le voile d’un silence que nous aurons tissé puis chérit

Les yeux gourmands de découvrir un peu plus de saveurs d’ Épicure

Je me laisserai aller à cette imagination qui n’a plus de faille, plus de limite

Laisser le rêve prendre une part de toute cette réalité, parce qu’il est aussi fait de cela

Et sans jamais avoir fait l’expérience d’une histoire incohérente,

J’espère que nos vies seront toujours un peu indécentes, à leur manière

Nous leur construirons un temple pour qu’elles puissent s’y détendre

Nous leur dédierons un poème à strophes, compliqué et sans le moindre sens

Successions de petits instants devenus moments plus longs,

Voilà comment ce que l’on croyait jeunesse est devenu conformisation

Malgré les flots de choses futiles et écœurantes, je garde au creux de moi un vice

Celui de la possession, de l’avoir, du bien, une forme d’orgueil mal placé

J’aime à croire que ce sentiment n’est que passager, et finalement je me dis

Que rien n’est vraiment sage lorsque nous y avons laissé notre âge.

 

 

Rédigé le 27.09.2019, en écoutant le dernier album de Julien Doré « & ».

Trompette de la renommée…

Bien mal embouchée ?

Pas vraiment… 🙂

Vous avez l’habitude de me lire ?
Voici ci-dessous ma voix, mais pas que! ^^

L’interview.

Un très chouette moment avec Amrani Soraya, journaliste pour l’émission « Les acteurs de Bruxelles », sur BX1+.

Merci BXL geek, puisque que c’est grâce à notre intervention au BGF que j’ai eu l’opportunité de faire connaitre ce qui me passionne et qui je suis.

Bonne écoute à vous et n’hésitez surtout pas à partager!  

Petite fierté journalistique.

C’est avec une immense joie que je vous partage ici le premier article rédigé pour (et avec) Bxl geek, un collectif qui offre une actu geek bruxelloise, mais pas que 🙂

C’est à la fois la reconnaissance d’un art que j’aime pratiquer mais aussi un vrai partage avec des amis qui me font confiance.

Merci!

Retrouvez mon billet ecologeek sur leur site internet: http://bxlgeek.be/2019/07/03/un-billet-ecologeek-par-lauranne/

Les croyances

Je viens de finir un livre. « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle. En ce moment, je lis beaucoup plus, parce que je prends d’avantage le temps de le faire. J’ai entamé un travail sur moi, et je constate une chose commune dans les différents supports qui amènent à réfléchir sur le sens que nous souhaitons donner à notre vie, cette chose concerne les croyances que nous possédons tous.

En aucun cas, je ne souhaite donner l’impression que cet article ne s’adresse qu’à un groupe de personnes, qui se reconnaitront probablement à la lecture de ces premiers mots.
En effet, nous n’avons pas forcément besoin de réaliser que nous faisons un travail sur nous pour le faire réellement, mais nous avons besoin de le reconnaitre lorsque nous nous en rendons compte, car cela lui donne la valeur qu’il mérite.

Entendons-nous bien, « faire un travail sur soi » ne signifie pas que nous avons un problème. Cela signifie simplement qu’à un moment donné dans notre vie, nous prenons conscience que nous sommes bloqués sur notre chemin et que nous voulons continuer à avancer. Il s’agit d’évolution dans le sens de développement personnel, sans forcément y intégrer la notion de bien ou de mal, de positif ou de négatif car cela est propre à chacun.

En dehors de son caractère lié à la théologie, ce mot « croyance » est très important. C’est de cela que traite le livre de Laurent Gounelle. C’est également et entre autre de cela que traite « Les quatre accords toltèques » de Don Miguel Luis.

Pourquoi ce mot est-il important ?

Parce qu’il a une grosse influence sur notre perception du monde et des gens. Parce qu’il a un plus gros impact encore sur notre perception de qui nous sommes.

Comme l’explique Laurent Gounelle, si vos parents vous répètent sans cesse que vous ne savez rien faire, vous aurez probablement ce sentiment sur vous-même, vous vous sentirez nuls, inutiles, etc… ; si au contraire, ils vous disent que vous êtes capables de tout, vous démarrez dans la vie avec un sentiment que tout est possible. Je ne peux pas réduire l’ensemble de nos croyances à ce que nous inculquent nos parents, mais la base se créée là, dans l’enfance. Après, en grandissant, en fonction des milieux que nous fréquentons, d’autres croyances viennent compléter celles que nous avons.

Si je décide un jour d’apprendre la guitare, que je me rends aux premiers cours et que le professeur me dit alors que je ne suis pas douée, je vais forcément le croire car il a l’expérience que je n’ai pas. Deux choix s’offrent à moi, continuer à y travailler parce que j’aime ça et donc m’améliorer ou, arrêter et rester persuadée que je ne suis pas douée, que je manque de talent et créer de cette façon une image de moi, que je vais également renvoyer aux autres. « Pourquoi as-tu arrêté la guitare ? » « Et bien parce que je ne suis pas douée. ». C’est une nouvelle croyance.

Jacques Brel a dit « Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. » Et il a également ajouté « […] Avoir envie de réaliser un rêve, c’est le talent. Tout le restant, c’est de la sueur, c’est de la transpiration, c’est de la discipline. Je suis sûr de ça. L’art, je ne sais pas ce que c’est. Les artistes, je ne connais pas. Je crois qu’il y a des gens qui travaillent à quelque chose avec une grande énergie.»

J’aime assez cette vision des choses. Cela ouvre le champ de nos possibles à tous.
Si nous croyons ce que dit Jacques Brel, cela signifie que si nous avons l’envie de faire quelque chose, et que nous y mettons l’énergie, nous pouvons la réaliser car nous nous fournirons le talent pour le faire.

Je crois que tout cela a fait son chemin dans mon esprit et s’est renforcé avec le temps et l’entourage que je possède. J’ai eu l’envie de travailler sur moi, d’être au plus proche du sens de ma vie, d’écrire d’avantage, et aujourd’hui, tout cela prend forme, tout cela se met en place, petit à petit.

Je terminerai par dire qu’il est difficile d’avoir conscience des croyances que nous possédons, de leur nombre et de leur impact sur notre vie. Mais si vous observez les comportements des autres vis-à-vis de vous, vous réaliserez que, pour la plupart, ils sont le reflet d’une croyance que vous portez en vous. Ces croyances influent sur votre esprit, sur ce que vous dites mais aussi sur votre corps, sur votre allure physique, sur le langage non verbal que vous adoptez.

Si vous souhaitez être vu différemment par les autres, commencez par vous voir différemment et le reste suivra. Ce que vous apportez est le début de ce que vous recevrez. Prenez conscience que l’esprit et le corps sont étroitement liés et que l’un influera forcément sur l’autre, et inversement.

J’ai eu des croyances sur moi, ancrées depuis longtemps. Je ne dirais pas qu’elles ont totalement disparues aujourd’hui, mais je peux affirmer que l’image que j’ai de moi a changée et donc, en ça, je peux affirmer que le pouvoir d’une croyance est puissant.

Ce pouvoir nous rend souvent prisonnier de certains mécanismes et de certaines pensées. Ce sont ces liens que nous créons par nos croyances qui nous empêchent d’avancer, même si nous croyons également (et bien souvent) qu’ils sont là pour nous protéger.
Et personnellement, je pense que nous n’avons plus besoin de nous protéger lorsque nous nous rapprochons de ce que nous sommes au plus profond de nous.

Metallica, WorldWired Tour, Bruxelles.

Vendredi après-midi, un sms de Thomas, l’un de mes amis : « Une place pour Metallica dimanche soir avec Samy et moi, ça te tente ? »

Réponse ? Elle fut brève mais directe : « Evidemment !!! »

Me voilà donc embarquée dans l’un de ces concerts sur lequel j’avais fait une croix lors de la vente en ligne des places ; parce que beaucoup trop compliqué pour obtenir des billets, trop cher pour moi, et qu’accessoirement, je les avais déjà vu à Werchter en 2012.

Je m’étais consolée vaguement en me disant : « Bah, c’est pas comme si tu ne les avais jamais vu… ». Au final, je dois admettre que le sms de Thom était quand même une agréable surprise !

Arrivés sur place, et relativement tôt, on s’organise facilement pour se retrouver parmi la foule. Il y a pas mal de monde et surtout, plus aucune canette de bière disponible dans les cahuttes qui vendent hamburgers, hot-dogs et autres menus fast food. Qu’à cela ne tienne, nous attendrons d’être à l’intérieur ! La file de la tribune 3 n’est pas longue, celle des tickets pour les boissons et la nourriture non plus. Jusque-là, tout va bien, ce n’est presque pas normal !

Petit selfie près du merchandising, histoire de marquer le coup et de le faire avant qu’on oublie, puis l’on se dirige vers nos places. Bloc K, rangée 2 et 1, places 004, 005, 26 et 27.
Nous ne sommes pas tous ensemble mais partons du principe qu’il sera possible d’échanger deux billets en rangée 1 pour être réunis. Finalement, personne ne réclame les places sur lesquelles nous nous sommes assis. Ça c’est fait !

La première partie a déjà commencé : Ghost.
Je ne connais pas ce groupe, il est moyennement à mon goût, quelques riffs sympas mais dans l’ensemble, c’est assez linéaire. En plus, le son n’est pas idéal. Un stade de foot ne peut effectivement pas avoir la même acoustique qu’une salle de concert dédiée à cela, mais quand même. J’ai du mal à comprendre le chanteur, ils sont 8 sur scène, cela a probablement du jouer pour régler les balances pour leur prestation et, cela résonne vraiment beaucoup. Nous sommes assez loin aussi, ça n’aide pas. Par contre, on voit tout. Les artistes sont minuscules, mais on a face à nous l’entièreté de la scène, un super point de vue !

Ghost termine, petite accalmie. La foule s’amasse de plus en plus dans le stade par ses deux flancs latéraux et vers la fosse, on se pose la question : « Combien de personnes ? » Chacun donne son estimation… Je dis 30000. En réalité, il doit y avoir pas loin de 50000 personnes dans ce stade. Une marée humaine qui a dépensé, pour la plupart, plus de 100 € la place… C’est à la fois effrayant et impressionnant.

Refill de bières avant la grande débâcle métalleuse. Ils arrivent. Eux aussi, tout petits.

La scène est énorme, il y a peu de fioriture. Un « M » et un « A » ceinture l’ensemble. On est dans le simple et l’efficace, un des points communs à leur musique, tellement reconnaissable. Le son est meilleur, ou alors est ce nos oreilles qui apprécient d’avantage ce qu’elles entendent ?
Il y a bien sûr quelques effets, principalement pyrotechniques et de lumières, et cela suffit à décorer toute cette agitation.

Ils ont pris un petit coup de vieux, faut dire… voilà plus de 35 ans qu’ils jouent ! Ils sont supers sympas, papotent entre quelques morceaux. Le line-up est varié et satisfait le plus grand nombre. Dans le désordre : Orion, For whom the bells tolls, Seek and destroy, Fade to black, Nothing else matters, Sad but true, Master of Puppets, Enter Sadman, The Unforgiven… Que du bon son!

Et puis, au milieu du set, il y a la surprise, le petit cadeau du groupe à ses fans, à cette Metallica’s family… Ils se lancent dans l’interprétation de « Ça plane pour moi » de Plastic Bertrand ! Et ils prennent leur pied à le faire, toute la foule chante et filme. C’est cadeau, ça fait plaisir et c’est tout Bruxelles qui plane pour et avec eux !

Ils finissent par nous offrir un feu d’artifice, à l’arrière de la scène pour que tout le monde en profite. J’ai le sentiment que peu importe l’endroit où l’on se trouve, tout le show est à portée.

Ça se termine « gentiment » avec Enter Sadman. Un rappel digne, une maitrise toujours aussi parfaite de leurs morceaux.
La voix de James Hetfield  n’a pas changée d’un yota, Robert Trujillo grimace toujours autant, Kirk Hammett entretient sa chevelure grisonnante et Lars Ulrich tire toujours la langue … Une sacrée bande qui tient plus du bon que de la brute ou du truand !

 

 

 

 

 

 

Encrage

Je ne suis pas tatouée pour m’identifier, je suis tatouée parce que cela fait partie de mon identité.


Marquer ma peau était une étape très importante dans ma vie. Après avoir fait le premier, je me suis sentie plus complète, d’avantage moi. J’ai eu le sentiment de me rapprocher physiquement et psychologiquement de qui je suis.

Ces dessins permanents sont des memos de ce que j’ai vécu, avec les autres et au fond de moi. « Post-it » de vie, mon corps devient livre.

Outre mon regard symbolique sur le tatouage, j’ai surtout envie de vous donner quelques conseils si vous vous lancez dans cette aventure, tout en gardant à l’esprit que les conseilleurs ne sont pas les payeurs 😉

Un premier tatouage n’est pas censé être un caprice. Si vous n’en avez jamais fait, réfléchissez bien à ce que vous aimeriez avoir sur le corps. Même si aujourd’hui il existe des techniques qui permettent de les effacer, cela peut être long, coûteux, douloureux et le résultat n’est pas garanti à 100%.

Le dessin, son style et le ou la tatoueuse sont des éléments à choisir avec soin. Le tout doit être en cohérence et en harmonie avec qui vous êtes et ce que vous imaginez.
Au plus proche de l’idéal du tattoo que vous vous êtes fait dans votre esprit. Vous allez passer un instant à découvert avec l’auteur, autant que le courant passe et que vous soyez raccords.
N’hésitez pas à affirmer votre point de vue si le projet réalisé ne vous convient pas, rappelez vous la permanence de l’acte.

Je ne parlerai que très peu de l’aspect financier qu’un tatouage implique. Cela dépend du tatoueur et de son fonctionnement; en effet, certains font payer leur travail à l’heure, d’autres en forfait. Bien sûr, cela dépend également de vous, de votre budget et de ce que vous serez prêts à mettre pour ce bijou corporel.
À travers ce prix, vous valorisez le travail de l’artiste, reconnaissez son œuvre mais aussi la signification que vous attachez à celle-ci. Cela amène un autre point de vue au choix que vous portez, à ce que vous encrez.

Je terminerai par remercier mes tatoueurs favoris: Kostekstekkos, La Petite Botanique Tatouage et Cam Solo; et en profite donc pour vous faire connaître leurs noms (fin de la pub 😁).
Dans ce milieu, le bouche à oreille est aussi l’un des moyens d’y rencontrer le ou la personne qui vous baptisera.

Prenez le temps, suivez votre instinct et ayez confiance !

Nos chers réseaux sociaux

Votre index, qu’il soit de gauche ou de droite (et je ne fais aucune allusion, quoique…), ne fait pratiquement plus qu’une seule chose : descendre le seul fil d’actualité que vous avez choisi et ce, scrupuleusement tous les jours.
Plusieurs heures par jour. Parfois même toute la journée. Mon index fait exactement le même mouvement; mon index est, tout comme le vôtre, contrôlé par cet ennui, ce toc, … que nous avons tous installés dans notre vie.

J’ai l’impression que nous avons perdu de vue ce qui nous passionnait, et que nous le cherchons désespérément sur la toile d’un univers que l’on construit vaguement.

Je me/nous dégoûte parfois à perdre ce temps tellement précieux à « zieuter » (parce qu’on ne peut pas vraiment parler d’observation, soyons honnêtes…) la vie des autres, celle qu’ils ont eux-mêmes décider de réduire, d’une certaine façon.
Parce que oui, nous réduisons.
Nous tirons des conclusions, nous faisons des suppositions, nous nous créons une idée, sur une phrase, un partage, un hashtag, une photo, une humeur, un commentaire, un émoticône… Un émoticône bordel.

Nous choisissons consciemment, et probablement inconsciemment aussi, de perdre ces instants à anesthésier notre cerveau avec de l’inutile.

Avec des choses qui ne nous appartiennent pas et que l’on s’approprie parfois.
Nous répandons, répondons, entrons dans des débats auxquels nous ne nous préparons pas.
Nous créons une image de soi, auprès des autres et de nous-mêmes, et ils en font de même.

Alors oui, OK, il n’y a pas que des désavantages, c’est vrai. Lorsqu’il s’agit de partage de créativité humaine, de créer des évènements pour rassembler les gens autour d’une même passion, là, oui, c’est une outil fabuleux. Mais au regard de toutes ses dérives, de toute la liberté dont nous nous privons finalement… Cela en vaut-il vraiment la peine ?

Bien sûr, il ne s’agit là que de mon avis, il n’appartient qu’à moi, et vous aurez peut-être juste envie de m’écrire que j’ai tort, qu’il y a aussi ça comme avantage, et que vous avez appris telle ou telle chose grâce à ce média.
Mais si nous y regardions de plus près…

Combien êtes vous à vous dire « Si je publie ça, je vais être jugé(e) de … » ?
Combien êtes vous à avoir souhaiter écrire quelque chose et le réécrire 2 ou 3 fois avant publication ?
Combien êtes vous à avoir supprimé un post après l’avoir partagé en se disant « ouai, mais non, j’avais oublié que machin était/ressentait/… » ?
Combien êtes vous à avoir fait un test Quel est ton animal totem ? en se disant « bah, si machin l’a fait… » ou « ça occupe » ?

Aujourd’hui, nous sommes tous devenus médecins, juges, experts, recommandeurs, influenceurs, coachs, etc… Aujourd’hui, la liberté d’expression n’a pratiquement plus aucune valeur. Nous croyons pouvoir nous exprimer mais chaque mot publié a une conséquence. Tout est enregistré dans un gros nuage auquel peu de gens ont accès ; et, dans la mémoire sélective de ceux qui aiment en user, en abuser, le manipuler, chercher une confrontation, par peur, par besoin d’exister, par besoin de pouvoir, d’assouvir un autre besoin, ou pour toute autre raison, ou… pour rien.
Peut-être pour rien.

J’en ai moi-même fait les frais, évidemment. Je publiais régulièrement des photos des cocktails et autres verres que je consommais avec des proches et des amis, parce que j’aimais partager le fait que je passe un bon moment avec des gens que j’aime.
Cela a été la majorité du contenu de mon fil d’actualité pendant un temps. Puis, il y a eu les remarques…
« Ben allez Lauranne, encore un petit verre, on sait que tu aimes boire ! »
« Tu bois de l’eau ?!?!? (smiley choqué)»
« On aime les bonnes choses à ce que je vois ! »
« Y en a qui s’ennuient pas (smiley avec la langue) »
« Alors ce weekend ? Alcoolisé ? (smiley grand sourire) »
Et j’en passe…

J’ai donc arrêté ce type de publication.
Mon message était : J’aime ces personnes-là, j’aime passer du temps avec elles.
Il a été interprété majoritairement comme: Lauranne est alcoolique.
Résultat: il n’a plus été diffusé.

Je me suis privée de la liberté de dire merci à ma manière à certaines personnes pour les moments que nous passions ensemble. J’ai appris à mesurer mes paroles, à peser mes mots, à contrôler l’expression même de mes sentiments.
Même là, ce soir en partageant cet article, j’ai peur. Parce que j’ai été conditionnée à avoir peur, de ce que vous pourriez vous dire, de ce que vous allez interpréter. Parce que je crois qu’aux yeux d’énormément de personnes, cela a beaucoup trop d’importance.

J’insisterai alors juste sur un point : il s’agit de moi, pas de vous (smiley).

« Avenue Louise » – un film de Thierry Dory

C’est l’histoire d’un gars qui avait tout. Enfin…tout, on s’entend. Qu’est ce que ça veut dire « avoir tout » ?

Je recommence.
C’est l’histoire d’un gars qui n’était pas à plaindre et qui, du jour au lendemain, enchaine merde sur merde. Un contrôle fiscal carabiné, une séparation, la perte de sa maison. Il n’a pas d’autre choix que d’aller vivre avec sa mère, dans une caravane, Avenue Louise.
Les déboires et les mauvaises rencontres se succèdent. Il traverse tout ça, tant bien que mal, il rebondit ?
Joli crescendo d’une descente aux enfers qui ne relève pas de la science-fiction.
Une réalité que certains connaissent, un acharnement de toute part, pour un dénouement surprenant.
30 minutes haletantes où l’on rit et où l’on désespère avec lui.
A découvrir sur BeTV actuellement : http://www.betv.be/fiche/film/39923467

« Ce n’est quand même pas si compliqué… C’est juste un permis de conduire! »

Voici l’un des mes écrits, publié fin novembre 2017.
Il traite d’une de mes peurs. Elle est souvent inconsciente, et je constate qu’elle est connue et vécue par d’autres. J’espère donc que ces mots toucheront toute personne qui se sent concernée, de près ou de loin.


 

Je vous livre ma thérapie. Mon angoisse.

Dans ma vie, j’ai eu 3 accidents de voiture. Je n’étais pas au volant.

Le premier, 12 ans, et probablement le plus conséquent, celui avec ma mère. En pleine séparation, mes parents se disputaient énormément, et pas que. Elle dormait peu et s’est endormie au volant. Je l’ai réveillée. Tête à queue, traversée d’autoroute, remorque, heureusement peu d’autres voitures. J’étudiais mon latin.
Le deuxième, avec Luc, violent, percutant. Physiquement plus important que le suivant. Une femme tétanisée. De CDs qui volent dans la voiture.
Le troisième, violent, traumatisant, choquée. Un tracteur de plein fouet. Des pommes de terre. La pluie, le noir, le stress du matin. Nous nous sommes séparés peu de temps après.

Aujourd’hui.

Ce permis, je l’ai reporté. Je l’ai payé. Je l’ai étudié plus d’une fois. Je l’ai passé deux fois. Je le vois comme un boulet, je me sens comme un boulet.
Celle qu’on a conduit partout, celle qui ne conduit pas, celle qu’on charrie maintes et maintes fois. Ce n’est pas une critique, juste une blessure, entretenue par d’autres sans le savoir, entretenue par moi pour ne pas la voir. Elle existe depuis trop longtemps en moi.
Et oui, j’angoisse. Non pas de rouler ou de prendre le volant. J’angoisse parce que c’est MA dernière étape à cette indépendance. J’angoisse parce que derrière ce si simple petit papier pour vous, pour moi, il y a beaucoup plus.

Il y a cette liberté, il y a ce service, il y a cette autonomie, il y a cette fierté, il y a de l’accessibilité, il y a un champ des possibles, il y a une reconnaissance, il y a un réel handicap de la société que je me retire, il y a cette nécessité, il y a cette économie de temps, il y a cette revanche sur ma vie, il y a ces choses que je ne reproduirais plus, ne plus être la femme qui dépend, ne plus imposer ma situation aux gens, peu importe leur rôle dans ma vie…
Bref, il y a un besoin et surtout un PAS en avant et tellement important pour moi.

J’apprécie vos attentions, comme je déteste vos blagues à ce sujet !
Tous, et moi y compris, n’avons pas réellement conscience que ce qui semble être un acte simple pour certains peut parfois être un réel traumatisme pour d’autres…  Et oui, j’ai ce problème. J’angoisse.
Donc, s’il faut aujourd’hui que je dépense plus en argent, plus de temps et plus d’énergie, je le ferais. Mais je l’aurais ce permis bordel de merde ! 🙂


 

 

Depuis, je l’ai eu, quelques jours après avoir posé ces mots sur la toile. Je conduis.
Et, j’ai eu un quatrième accident de voiture. Le mien, mon premier. Le plus violent.
Un autre signe, un autre symbole. J’en parlerai peut-être.

Retenez que la vie est aussi faite d’une série d’événements que nous vivons les uns après les autres. Aujourd’hui, je peux dire qu’une chose m’apparait plus clairement: nous avons le pouvoir de regarder ces évènements de la façon que nous souhaitons, nous avons le choix de leur perception.

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