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Les billets de Lauranne

"Le journaliste est un interprète de la curiosité publique". Bernard Pivot.

*Changes with Lowie*

C’est un voyage,
Un perpétuel changement.

Là où le corps sert l’âme,
Il y a toujours un diamant.

Une étoile a guidé mes songes,
Avant de tomber sur Terre.

Toucher du doigt l’espace,
Et percevoir cet ailleurs autre.

Puisse mes mots se frayer un chemin,
Et lui dire que je l’aime beaucoup, he certainly knows it.

C’est le grand jeu de la vie,
Une jolie comédie…

Se mêlent alors tous les êtres animés,
Par amour ou courtoisie.

Chacun dans sa peau, dans sa chair,
Un regard, une pupille de fer. 

Et par-delà le noir,
Nous cheminerons vers le royaume.

Esquivant les balles de cette réalité,
Nous deviendrons ces héros.

Regarder derrière le mur,
Et accepter que nos ombres nous accompagnent.

Photo by Cédric Brionhttps://www.clavicule-pics.com/https://www.facebook.com/claviculepics
Make up by Mariellahttps://www.facebook.com/Makeup-Artist-Mariella-2224305577821105

À voix haute #4

Il y a peu j’ai compris un truc. Alors pas un truc à la con genre « comment faire une bonne omelette » hein.
Un truc qui est réellement important.

Vous savez, ce truc qui vous motive vraiment beaucoup à l’intérieur, à tel point que vous ressentez dans votre ventre des petits papillons…Oui oui, un peu comme l’amour que l’on porte à quelqu’un !
Sauf que là, il n’y a que vous !

Ce truc que j’ai compris, c’est ma mission de vie.

Alors vous vous dites surement « Nan mais Lauranne, concrètement, ça, ça tombe pas du ciel comme ça, c’est un vrai travail de tous les jours »
Et vous avez raison ! Evidemment !
Mais c’est parce que j’y travaille depuis un moment que c’est tombé là aujourd’hui.
Avec tout mon petit bagage à moi, du haut de mes presque 36 ans, ça m’a frappé en pleine gueule.

Trêve de suspense !

Je suis là pour ramener le facteur humain au centre des relations qu’elles quelles soient.

Bim !
Ouai, ça pique. C’est pas de la mission de base hein. Y a du level.

J’ai constaté à plusieurs reprises qu’on a tendance à voir l’autre dans son rôle plutôt que dans son humanité.
J’ai compris que bien souvent dans nos relations, qu’elles soient professionnelles, d’amitié, d’amour ou de loisirs, on oublie qu’il y a toujours un dénominateur commun.
Ce dénominateur est notre essence même, ce qui fait que nous ici et maintenant faisons ce que nous faisons ensemble.
Nous sommes HUMAINS.

J’ai compris aussi que ce dénominateur-là, on pouvait le percevoir clairement lorsqu’on en a pris conscience.
Il se trouve dans un rire timide, dans l’étincelle que l’on voit au-delà du regard,
dans un hochement de la tête, une petite tape sur l’épaule, dans une boutade souriante,
quand on observe plus loin après l’enveloppe de chair, …
Il est là, toujours.

Il nous rappelle à notre condition, dans le bon sens du terme.
Il nous rappelle à notre incroyable intelligence de percevoir les choses discrètes.

Quand on ne le voit pas, ou du moins pas clairement, notre communication à l’autre peut parfois être biaisée, elle va manquer de certitudes, de confiance. 
Mais une fois dévoilé à nous, il ouvre un canal, que certains appellent « énergie » et d’autres « vibration ».
Et c’est à partir de là que tout se créée dans la relation, d’un être humain à un autre.
Peu importe son rôle, son genre, sa fonction, son état d’esprit… Du coup, armée de ma mission de vie, j’ai envie de vous inviter à essayer de percevoir ce petit plus.
J’ai envie de vous transmettre un peu de cette énergie que j’ai en moi pour vous amener à envisager cette conscience dans vos relations.

Alors ouai, ça fait peut-être un peu gourou du bien-être toussa… Mais au final, cela reste à mon sens un besoin fondamental.

À voix haute #3

J’ai passé un super weekend, de quoi bien démarrer la semaine !  Du coup, j’avais envie de partager avec vous la très chouette rencontre que j’y ai faite.
 
Vendredi, nous sommes allés nous balader du côté de Ath ; à la base, je connais cette ville surtout en été, lors d’un événement… La Ducasse. Je n’avais pas vraiment eu l’occasion d’y aller autrement que collée à la foule… Alors, évidemment la foule en ce moment, on l’évite plus qu’autre chose.

Et bien, même moins fréquentée, cette ville est pleine de charme. Il y a quelques petites boutiques et magasins très sympas (sauf pour le portefeuille… ) mais je me suis surprise à refréner mon envie d’acheter un énième bijou… malgré ma nouvelle dynamique « les petits commerçants ont besoin de toi Lauranne ! »

Nous étions à la recherche de vin… Oui, je suis un peu épicurienne sur les bords ^^ 

Toujours dans la même dynamique, on repère un vendeur et notre œil est tout de suite attiré par sa devanture… Il y avait des sérigraphies de bandes dessinées !

On voit alors le monsieur ouvrir un grand livre et le déposer sur un chevalet, la page de droite arborait une crayonné de Pélisse, l’héroïne de la bd « La quête de l’oiseau du temps ».
Il en fallait pas + pour que mon homme entre dans la boutique. 

Le patron s’appelle Benoît, il a ouvert son magasin y a 10 jours ! Ce qui est plutôt couillu vu les circonstances actuelles. Alors, le lieu il est super et très lumineux. Entre les cartons de bouteilles de vin ou de bières, il y a des tableaux se rapportant à la bd.

Le mec commence alors à nous expliquer son parcours…
D’abord, il a été matelot-radio sur un bateau et a ainsi pu visiter toutes les iles Canaries, puis il devient patron de resto du côté de Monaco je crois… tranquillou bilou… et enfin, dans le plus récent de ses rôles, il devient le patron du resto The Kwint, anciennement situé au Mont des Arts et qui a fermé il y a moins d’un an. Au passage, je regrette de ne pas y avoir mis les pieds…

Ce dernier job lui a permis de faire copain copain avec une floppée de dessinateurs tous plus connus les uns que les autres. Bilal, Yslaire, Cabu, Tardi, Berthet et j’en passe.

Il alterne les anecdotes de ses rencontres avec des explications sur les vins qu’il propose ! J’vous raconte pas l’bazar, et du dossier, on peut dire qu’il en a, dans un domaine comme dans l’autre ! 
Et il ne s’arrête plus, un moment je lui glisse que je suis à moitié espagnole et bardaff, vlà qu’il change de langue.

Ça s’enchaine, et on ne voit pas du tout le temps passer…

Après plus d’une heure…et demi… et avoir choisi quelques bouteilles quand même, non je ne dirais pas combien… On décide doucement de s’en aller, non sans se faire offrir un petit verre de whisky belge « juste histoire de gouter ».
Enfin, on salue Tio Benito, comme l’appelait les espagnols, et on le remercie genre 4 ou 5 fois pour son super accueil.

  • Merci beaucoup en tout cas !
  • Hasta pronto  !
  • Si si, Muchas gracias !

  • Ah tiens, vous avez un site web ou un facebook ?
  • Ah oui, attendez euh… je n’ai pas de cartes…. Je vais vous la noter !

(un cachet et une signature plus tard)

  • Allez, encore merci hein et bon weekend !
  • Oui oui, à très vite. Merci à vous !

Nous voilà sorti, enfin.

Moi, dehors, j’ai le sourire aux lèvres. Je repars avec du vin, du rire dans le cœur et un nouveau pote !

Et … une amende de 30€ pour mauvais stationnement, mais bon… J’ai tellement passé un bon moment que je m’en fiche carrément.

J’ai tellement passé un bon moment que je me dis que finalement, le contact dont nous manquons cruellement là aujourd’hui…Et bien, il est encore possible.
Alors ok, pas avec nos proches ou ceux qu’on connait mieux, mais avec un autre entourage.

Celui qui géographiquement n’est pas si loin.
Celui qui, peut-être, n’attend pas mieux.
Celui qui, probablement, en a besoin.
Celui avec qui, on a peut-être des points communs.
Celui qui jusqu’ici nous était étranger…

Des rencontres comme celles-là, c’est comme un shoot énergétique de bonheur.
Ça dure pas longtemps, c’est super bon et on en redemande. Le tout sans effets secondaires foireux.

(écrit le 11/01/2021)

Lâcher prise.

Il devient nécessaire et vital que je lâche prise.
Je réalise que mon besoin de contrôle prend trop de place dans mon mental et me pousse à des comportements intransigeants, impatients et parfois tyranniques.

On dit que lorsque l’on veut que quelque chose soit bien fait, il vaut mieux le faire soi-même. Selon moi, la phrase est incorrecte prise littéralement.
Je la modifierai comme suit : lorsque l’on souhaite que quelque chose soit fait à sa manière, il vaut mieux le faire soi-même.
Mais ai-je réellement besoin que les choses soient faites à ma manière ?

Ce besoin de contrôle est parfois tel que cela peut devenir une obsession voire même se transformer en TOC. Cela me renvoie une image négative de moi et donc auprès de mes proches.

Je suis fatiguée de cette étiquette, je suis fatiguée de me mettre dans des situations où je me montre insatisfaite, jamais contente.
Et, à force de répéter ces situations dans la vie quotidienne, cela devient une réalité, ma réalité…

Cela me bouffe et me prend une énergie folle. Tout comme le fait d’essayer de réfréner ce besoin de contrôle d’ailleurs.

Dans quelque domaine que ce soit, je souhaiterais que mon petit vélo ne s’emballe plus parce que cela ne va pas « dans mon sens », je voudrais ne plus ressentir cette compulsivité, ce besoin de « passer derrière lui/elle »…

Mais… Je ne peux pas exiger que l’autre devienne moi.
J’ai exprimé certaines choses pour un « bien vivre ensemble idéal ».
Et… Je faisais fausse route, mon idéal n’est pas celui de l’autre.

Il y a des compromis que l’on fait avec les autres, et puis, il y a des compromis que l’on fait avec soi.

Cependant, je n’ai pas envie de me « résigner » non plus, et donc de laisser aller les choses à la projection de l’idéal de l’autre…
J’ai simplement envie de vivre plus en paix, avec qui que ce soit.  

Et donc, pour répondre à ce besoin-là, beaucoup plus important à mes yeux aujourd’hui, j’ai une clé :  lâcher prise.

Je dois lâcher prise sur ce que je ne peux contrôler.
J’ai ce pouvoir, cette capacité.
Bien sûr, cela fait peur.
Mais je me souviens que la peur est une projection du mental pour nous maintenir « là » où nous sommes aujourd’hui.
Or, c’est là que se situe toute la problématique.
 
Je ne veux plus être « là où je suis aujourd’hui ».
Je veux changer le regard que je pose sur moi et sur le chemin que je parcours.

Je veux être une femme sans être une mère.
Je veux être active sans être épuisée.
Je veux être une compagne sans être « la petite jeune ».
Je veux être consciencieuse sans être parfaite.
Je veux être une bonne oreille sans être une éponge.
Je veux être une amie sans être un agenda.
Je veux être investie sans me sentir obligée.

Cela ressemble à une résolution de nouvel an, c’est vrai… Mais ce n’est pas cela.
C’est bien plus que cela. 

2 Moeder’s fucking days

Il y a des lumières, du bois, du bruit

De l’acier, des godets, un million de sons

L’eau qui s’évade et s’étale, sur l’inox du bar

Et il est long, grand et accueillant

Ils s’y faufilent, poissons d’un autre monde

Ils ont bien plus que de la bière dans les mains

Ils ont le sourire dans le cœur et la passion de ces heures

J’y ai plongé, jamais noyée, ils m’ont guidée

En totale liberté, intégrée, appréciée

Tous présents et avenants, bruxellants

Anglais, italien, français, espagnol

Toutes les langues y passent, barmans polyglottes

Spécialistes des plaisirs de la bouche

Acidulés et amers, se vident alors les verres

Soufflerie, humidité, c’est le vingtième bac qui sort alors

Tout est chaud ou glacé, la vaisselle, blinquante et ruisselante

Les pompes font des allers et retour à la verticale,

Les clients s’amassent pour découvrir la saveur inconnue

Celle dont ils ont entendu parler là-bas, dehors

Par le mec d’à côté qui s’est extasié, un peu fort

Cela a des airs bordéliques, mais tout est harmonie

J’ai un peu mal au dos et aux genoux, et aux pieds,

Pas étonnant gamine, c’est qu’il faut s’y remettre,

Je ne suis pas effrayée, j’écoute en bonne élève

Tous ces gens ont tellement à donner, à m’apprendre

Retrouver le goût de partager un move, une ambiance

Re-goûter à cette énergie qui te pousse toujours un peu plus

Celle qui fait que rien ne t’arrête,

Et quand l’heure d’en finir est arrivée,

Tu mesures ce qui a été, l’étendue du taf, épuisée

Je souris, au fond de moi, j’en avais vraiment envie

Satisfaction, sensation, vibration, mission accomplie

Je peux alors frimer un peu et crier

Que j’ai survécu à la guerre, à la bière

Que j’ai crié « Bev carogna » dans un téléphone pas à moi

Que j’ai ris avec des italos un peu déglingos

Que je les ai pris dans mes bras comme s’ils étaient Familia

Comme tous ces gars, toutes ces nanas,

Qui ont bossé avec moi, sans m’écraser, juste m’épauler

Un paquet d’heure, j’ai trinqué et trinque encore

C’est du labeur et du bonheur,

J’y retournerai bien sûr, et j’en parlerais encore

Pour transmettre un peu cette passion naissante

D’un monde, d’un lieu empreint de tant et tant de choses

Oh pardonnez-moi, tous qui auraient envie de juger,

Mais je ne suis pas prête de m’arrêter…

Je viens de vivre two Moeder’s fucking days !

À voix haute – 2ème essai

Ça y est, j’ai vu Interstellar.
Lorsque vous ajoutez ce film à l’un des sujets de notre dernière émission, et bien cela donne des idées tordues à ma petite personne !
Et je vais même faire comme la dernière fois… Débuter par un sujet un peu noir, qui nous concerne tous. La fin des choses, la fin d’un cycle. La mort quoi.

Comme l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres nous offrant un spectacle chaleureux et colorés, ce tapis original vient donc joncher le pas de nos portes, comme pour nous rappeler que tout a une fin.

La feuille s’abîme, s’étreint au pavé de la rue. Elle se défait, se laisse aller pour devenir poussière. Bon d’accord, un peu boue avant parce qu’on est au mois de novembre, et qu’en Belgique, il fait pas terrible !

Mais après ? Que devient cette feuille, ce reliquat de feuille ? De la poussière. De la poussière si fine qu’on ne sait même pas si il y a encore quelque chose d’elle ici-bas.
Si ça se trouve, l’information de la vie de cette feuille s’est déplacée si vite que cela explique sa non existence totale de notre monde…
Vous voyez où je veux en venir ?


Et si nous envisagions la mort comme le voyage de cette feuille… Si nous l’envisagions comme la téléportation ?
Finalement, nous ne savons pas ce qu’est réellement devenu cette feuille.
Et pouvons-nous réellement redevenir rien après avoir existé si fort matériellement ?

Personnellement, je crois que le rien se situe dans la matière, mais que cette information de ce que nous avons été subsiste quelque part. Pas seulement en nos proches, dans leurs cœurs ou leurs souvenirs, mais dans un autre monde.
Un monde empli d’informations… Genre une matrice informatique, genre Matrix quoi.

Il y aurait toutes les informations de tous les êtres, de toutes les créatures qui ont vécu ici et ailleurs. Si vous croyez à la réincarnation, ben ce serait l’étape qui la précède.

Bien sûr, je ne sais pas comment ce monde fonctionnerai, mais j’imagine que ces informations, toujours empruntes d’une partie de notre âme ont parfois besoin de reprendre contact avec le monde d’où elles viennent. Et là, Bim !
On a les phénomènes surnaturels et paranormaux !

OK je m’emballe peut être… Mais avouez quand même, cette version de l’après est pas complètement démente ?!? Si ?!?

Je vous laisse donc cogiter la dessus, et qui sait peut-être vous ais je apporté une autre vision de ce qui nous concerne tous et toutes ?
Nous, créatures de ce monde.

Journal d’une covidée, dimanche 1er novembre 2020.

Nous allons bien, nous ne sommes pas l’hôpital. Nous sommes dans notre belle maison, y a pire comme situation.

Je reprends cette habitude, celle d’écrire pour partager.
Et tout en écrivant, j’écoute de la musique, un morceau de classique bien connu repris avec des sonorités cubaines. C’est beau, cela me donne envie de danser.

Je regarde dehors. Il fait moche. Il pleut, il fait brumeux et cru. Finalement, il y a des choses qui restent immuables, sacrée Belgique.

Ecoute de la bulle de Josef Schovanec : « l’auto-confinement diffuse le mode de vie autistique ». J’aime assez sa plume. Ce qu’il dit n’est pas éloigné de la réalité pour certains, cela me parle et cela m’effraie autant que cela me rassure.

Au-delà les événements et de nos dernières péripéties, je garde en moi cet espoir incessant en l’homme.
Je reste encore et toujours persuadée que l’homme peut changer le cours des choses, que nous avons ce pouvoir.

J’ai cette conviction qu’être chacun chez soi n’empêche pas notre pouvoir solidaire envers les autres, notre présence auprès des autres.
Bien sûr, toute créature sociale que je suis, je préférerai cent fois vous prendre tous et toutes dans mes bras, vous regarder et rire avec vous.
Bien sûr, ces moments de rassemblement me manquent.
Bien sûr, je crains que les fêtes de fin d’année et toutes les autres ne se dérouleront pas comme nous en avions l’habitude…
Mais malgré cela, je me veux continuer à croire que cela existe et que cela se reproduira bientôt.

Continuons à diffuser cet espoir de vivre à nouveau comme nous l’aimons, continuons d’être présents pour les autres même dans la distance.
Continuons de débattre, de philosopher, d’imaginer un monde nouveau, une révolution.
Continuons à faire des projets même si ceux-ci doivent être annulés ou reportés.
Continuons à remercier et à être reconnaissant de ce que nous avons, aussi différent que cela est aujourd’hui.

Traversons cette expérience ensemble, en conscience et solidarité, prenons soin pour faire partie de ce grand changement à venir.

Ahe.


https://www.facebook.com/marielouise.danchet/videos/3262714630428282

À voix haute

J’étais dans un mood vraiment « up » lorsqu’à Damien j’ai balancé : « Hey tu sais quoi ? J’ai envie d’écrire un truc qui se lit à haute voix pour la prochaine émission !
Mais pas un truc à la guimauve hein, pas comme ces textes que l’on entend partout… Un truc motivé et motivant mais qui est pas dégoulinant de sucre… même si j’ai trop rien contre le sucre… »

Et il m’a répondu : « Chiche ! »

Donc voilà, il a fallu que je ponde un truc. *rire*

Pour tout vous dire, l’idée de départ était de parler de lumière. Parce qu’on en manque cruellement de lumière en ce moment… Mais peut on vraiment parler de lumière sans évoquer son contraire ?

Alors, désolée Damien, mais cela ne va peut-être pas être tout à fait ce que je t’avais promis.
Ouai…Parce qu’il fait carrément sombre ces jours-ci… Les optimistes ont la vie dure et les pessimistes se régalent.
Pas évident de garder le moral hein ?
Pas évident d’être ni trop bien ni trop mal ?
Pas évident de faire partie de ce milieu de terrain …

*pause*

Et puis, entre 2 Dafalgan, les résultats d’un test qui s’avère positif et la tisane de thym, j’ai trouvé quelque chose.
Bien enfoui au fond de moi, derrière un gros tas de poussière… Naaaan j’exagère !
Ce quelque chose était planqué là, ce quelque chose c’est la foi. Et il trainait avec son pote l’Espoir, dans le noir.

Cela m’a fait tout drôle parce que j’ai failli pas les reconnaitre.
Ils m’ont interpellé et ils m’ont demandé : Alors ? Qu’est ce que tu as l’intention de faire ?

*silence*

Je ne m’attendais pas vraiment à ça… J’ai grommelé un truc incompréhensible mais ces cons ont insisté…

« Alors ??? »

Et, j’ai eu plein d’idées…

Je me suis imaginée infirmière pour agir là où c’était vraiment nécessaire,
Je me suis projetée dans la rue pour manifester,
Je me suis réinventée journaliste (encore) pour écrire sur les histoires des autres,
Je me suis vue danser dehors pour soutenir et faire rebondir la culture,
Je me suis vue offrir un morceau de ma maison à ceux qui auraient besoin de vacances, d’un toit, d’une cuisine, de réconfort,…

Je me suis vue tellement capable de tout.

*pause*

Elle doit être là la lumière.
Dans nos actes même infimes. Je crois que nous l’avons tous en nous et que c’est avec elle que nous parviendront à changer les choses, à changer le monde.
Il est urgent de se préoccuper du monde.
Il est urgent de prendre en main maintenant.

Je ne sais pas si ce sentiment vous parlera. Je ne sais pas si comme moi, vous avez l’impression que quelque chose vous échappe ou que vous avez quelque chose à accomplir.
Je ne sais pas non plus où cette sensation va me conduire mais par contre j’ai la certitude que si je ne l’écoute pas, je vais passer à côté de quelque chose de grand.
Comme un tournant, un croisement de vie.

Il y a là une flamme qui me demande d’agir pour un but plus important. C’est presque instinctif, une lumière dans ces eaux sombres.

*pause*

Voilà, j’ai finalement parlé de lumière.

Bon après vous en faites ce que vous voulez… Qui je suis moi pour donner des conseils ?

Juste une petite européenne d’1m60 qui croyait qu’en créant une page un peu modeste, elle toucherai plein de monde avec ses textes.  

A côté de Doré

Il n’y a pas de nouvelles étoiles dans le ciel ce soir

Il y fait même un bleu étrange

Il n’y a pas d’oiseaux qui pleurent, le long du fleuve ou encore au bord de l’eau

Je n’attends pas que tu sois tel que je le croyais, je n’attends plus rien de toi

Et c’est bien mieux comme cela

Je les ai fait perdre espoir d’être celle que les autres ont besoin de voir

Et c’est à cette réflexion que je dois le bonheur qui coule dans mes veines

Peu importe les mélodies qui bourdonnent dans mes oreilles ce matin

J’aurais toujours envie de danser autour de toi, nue ou pas

Il n’y a pas que les fleurs qui flétrissent en ce monde, si bas

Et même si mes cuisses aujourd’hui sont plus rondes

Elles ne se lasseront pas d’être jolies pour toi

Ce rire percera toujours le voile d’un silence que nous aurons tissé puis chérit

Les yeux gourmands de découvrir un peu plus de saveurs d’ Épicure

Je me laisserai aller à cette imagination qui n’a plus de faille, plus de limite

Laisser le rêve prendre une part de toute cette réalité, parce qu’il est aussi fait de cela

Et sans jamais avoir fait l’expérience d’une histoire incohérente,

J’espère que nos vies seront toujours un peu indécentes, à leur manière

Nous leur construirons un temple pour qu’elles puissent s’y détendre

Nous leur dédierons un poème à strophes, compliqué et sans le moindre sens

Successions de petits instants devenus moments plus longs,

Voilà comment ce que l’on croyait jeunesse est devenu conformisation

Malgré les flots de choses futiles et écœurantes, je garde au creux de moi un vice

Celui de la possession, de l’avoir, du bien, une forme d’orgueil mal placé

J’aime à croire que ce sentiment n’est que passager, et finalement je me dis

Que rien n’est vraiment sage lorsque nous y avons laissé notre âge.

 

 

Rédigé le 27.09.2019, en écoutant le dernier album de Julien Doré « & ».

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